La ville d’Edimbourg, capitale de l’Ecosse depuis le XVe siècle, est une destination idéale pour s’échapper de chez soi le temps d’un weekend.

Quelque soit la saison, l’ambiance y est toujours chaleureuse et ses habitants très accueillants, ce qui en fait un bon choix pour une première expérience à l’étranger et donne toujours plaisir à y retourner.

Edimbourg surprend d’abord ses visiteurs par la dualité de son architecture, mêlant style médiéval et néo-classique. En parcourant la Vieille Ville, nous sommes impressionnés par la hauteur de ses habitations, construites sur d’étroites parcelles donnant ainsi la sensation que les immeubles se referment sur les rues. Telles de petits vaisseaux, elles rejoignent l’artère centrale que représente High Street pour nous mener aux hauteurs du Château, perché au sommet des vestiges du volcan éteint sur lesquels il a été construit il y a 1100 ans.

Sommaire
Trois incontournables : Edinburgh Castle – Mary King’s Close – Le cimetière le plus hanté du monde
Balade à Portobello Beach
Le Fringe Festival : le plus grand festival artistique du monde
Quelques adresses pour bien manger : le Three Sisters Bar et le Skylark
Infos pratiques et conseils

 

Edinburgh Castle

Le Château offre une vue imprenable sur la ville et propose plusieurs itinéraires de visites pour découvrir tous ses secrets. C’est l’un des lieux incontournables de la cité et par conséquent parmi les plus touristiques. En haute saison privilégiez les visites matinales pour éviter la foule et profiter de la visite guidée (en anglais) d’environ 45min. En dehors des commentaires du guide, comptez entre 2 et 3 heures pour une balade complète sur le site.

Si vous avez l’occasion d’être au Château en milieu de journée, rendez-vous au Nord Est de ce dernier pour assister au coup de canon donné chaque jour (sauf le dimanche) à 13h00. Pensez à vous couvrir les oreilles !

Vous n’avez que peu de temps et que vous souhaitez malgré tout vous rendre dans le lieu le plus célèbre de la ville, le site internet propose un itinéraire en 1h pour les plus pressés.

Les tarifs : 16,50£ pour les adultes (visite guidée comprise mais non obligatoire) et 9,90£ pour les moins de 15 ans. Des audio-guides en plusieurs langues sont également proposés pour 3,50£.

Mary King’s Close

Les ruelles de Old Town renferment bien des mystères qui raviront les amateurs d’histoires d’horreurs. Parmi elles, celle de l’Hôtel de Ville qui a été construit en utilisant plusieurs immeubles comme fondations au 17e siècle, surélevant ainsi cette partie de la ville et condamnant les quartiers qui se trouvaient en dessous.

Le célèbre « Mary King’s Close » constitue l’un de ces quartiers populaires qui furent durement touchés par la peste au 16e siècle. L’Histoire raconte que pour endiguer l’épidémie le quartier fut muré à chaque extrémité, abandonnant les citoyens infectés et regroupés dans ces habitations à leur triste sort. Ces rues furent ré-ouvertes quelques années plus tard et de nombreuses histoires de fantômes firent leur apparition, les lieux ayant désormais la réputation d’être hantés par les victimes de la maladie.

Aujourd’hui Mary King’s Close est devenue une attraction prisée des touristes qui retrace l’histoire du quartier hanté. La visite commentée permet de découvrir la ville souterraine et ses multiples histoires mais attention, les commentaires des guides sont exclusivement en anglais et leur accent écossais ne rendra pas leur compréhension aisée !

Comptez 14,50£ par adulte pour 1h de visite, à réserver à l’avance.

 

Greyfriars Kirkyard

Une ambiance très particulière règne dans les allées du cimetière le plus hanté au monde. Ce dernier reste un lieu magnifique en dehors des terribles événements qui s’y sont déroulés et votre balade y sera (normalement) très paisible bien qu’il soit situé en plein centre ville.

La majorité des histoires de fantômes qui se rapportent au cimetière ont pour origine un événement relativement récent. En décembre 1998, la sépulture de George (“Bloody”) MacKenzie, persécuteur tristement célèbre des Covenantaires (mouvement religieux rebelle du 17e siècle) et responsable de la mort de 1200 d’entre eux enfermés à la prison du cimetière de Greyfriars, fut profanée par un sans-abri. Ce dernier serait venu trouver refuge dans le mausolée de MacKenzie et, pris de folie, aurait détruit plusieurs cercueils dont celui du terrible tortionnaire.

Depuis ce jour, un très grand nombre d’événements paranormaux se produisent régulièrement lors des visites organisées de la prison du cimetière et du Mausolée Noir de MacKenzie. Au total on a constaté près de 500 blessures physiques sur les visiteurs de la sépulture (bleus, coupures, étourdissements, malaises et pertes de connaissances) depuis l’ouverture de ces “visites hantées” en 2002.

Nous n’avons pas souhaité prendre part à ce genre d’attraction mais si cela vous intéresse, vous pouvez réserver votre visite nocturne pour 11£ par adulte (visites en anglais uniquement, interdite aux enfants de moins de 12 ans et “à vos risques et périls”).

 

Greyfriars Bobby

Au niveau de l’entrée Est du cimetière vous trouverez la tombe du célèbre petit chien “Greyfriars Bobby”.

Son histoire remonte à la fin du 19e siècle, lorsqu’il fut adopté pour accompagner son maître, John Gray, veilleur au sein de la police d’Edimbourg. Après seulement 2 ans de “vie commune”, Bobby fut séparé de son propriétaire qui décéda prématurément et fut enterré à Greyfriars Kiryard. Le gardien du cimetière eu la surprise de découvrir Bobby couché sur la tombe de son maître quelques jours plus tard et ce dernier y revint chaque jour pendant 14 ans, prenant malgré tout le temps d’aller déjeuner à 13h piles dans le petit café où il mangeait avec John, avant de revenir à ses côtés au pied de sa tombe.

A sa mort, Bobby fut enterré non loin de lui et une fontaine surmontée d’une statue à l’effigie du petit Skye Terrier fut érigée à l’entrée du cimetière ; n’hésitez pas à aller lui toucher le bout de la truffe, ce petit geste serait apparemment un porte bonheur.

La tradition veut également que les visiteurs déposent des petites branches en guise de jouets sur la tombe de Bobby, devenu un symbole de fidélité en Ecosse.

 

Dans les pas de J.K Rowling

L’auteur de Harry Potter se baladait régulièrement dans les allées de Greyfriars Kirkyard lorsqu’elle écrivait les aventures du jeune sorcier afin de s’inspirer des noms gravés sur les tombes pour nommer ses personnages.

D’ailleurs, avez-vous trouvé le nom d’un célèbre personnage des aventures d’Harry Potter sur la photo ci-dessous ?

Vous pouvez également aller jeter un oeil au café “The Elephant House” situé juste à côté pour découvrir le lieu où l’auteur a écrit les premiers chapitres de la saga. Il n’y a pas grand intérêt à aller y prendre un verre, le lieu est devenu une mini-attraction touristique et les prix des consommations ont été élevés en conséquence.

Reconnaissez-vous un célèbre personnage de la saga HP parmi ces noms ?

 

Balade à Portobello Beach

Si vous cherchez à vous éloigner un peu du tumulte du centre ville, je ne peux que vous conseiller une balade à Portobello Beach où vous pourrez admirer les belles propriétés victoriennes du front de mer.

Afin d’agrémenter votre promenade, arrêtez-vous au petit food truck vert situé devant le Portobello Swim Centre pour une prendre une boisson ou un snack.

Le foodtruck de Portobello

Si vous vous sentez d’humeur aventureuse, allez tremper vos pieds dans l’eau de la Mer du Nord mais sachez que les nageurs locaux ne s’y risquent qu’en combinaison, même en plein mois d’août !

Pour vous y rendre depuis le centre ville, prenez la ligne de bus 45 à North Bridge direction Queen Margaret University et descendez à l’arrêt Marlbourough Street, comptez 20-25 minutes de trajet.

Portobello Beach en 1905

 

The Fringe Festival : le plus grand festival artistique du monde !

Vous allez à Edimbourg en août ? Préparez-vous à une visite mouvementée !

The Fringe Festival regroupe pas moins de 2500 spectacles et plus de 50000 représentations chaque année au mois d’août. 

Il se déroule en réalité en marge ( « fringe » en anglais, CQFD) du Festival International d’Edimbourg et en a la même vocation à ceci près que le Fringe jouit d’une popularité largement supérieure du fait qu’il n’est arbitré par aucun jury autre que les applaudissements du public et ne nécessite aucune sélection officielle qui limiterait le nombre, le thème ou le type de performances que l’on y trouve. 

Chaque café/restaurant/pub ou lieu public peut se transformer en lieu de spectacle le temps du festival. Il existe parmi ce joyeux « fourre-tout » de représentations un programme officiel (bien évidemment non exhaustif) qui s’étend sur… 437 pages !

 

Pour ne pas commettre les mêmes erreurs que nous, je vous conseille de ne PAS planifier votre première visite d’Edimbourg en août, sauf si le festival est évidemment la raison de votre venue.

 

Voici pourquoi :

  • Il est très difficile de trouver où dormir pendant cette période. Si par chance vous y parvenez, cela sera au péril de la vie de votre portefeuille car les tarifs de l’hôtellerie sont quasiment doublés à cette occasion. La chambre que nous avons louée dans une charmante maison d’hôte en dehors du centre-ville est passée de 130€ en haute saison classique à 270€ la nuit.
  • On compte environ 350 personnes au mètre carré en centre ville, vous imaginez donc le résultat lorsque l’heure de déjeuner approche et que chacun se rend sur Trip Advisor pour trouver LE perfect spot où manger.
  • Les lieux emblématiques de la ville débordent de monde et cela ne rend pas leur visite très agréable, d’autant plus que le plan vigipirate local était activé pendant le festival et que certains lieux devenaient par conséquent inaccessibles.

 

Quelques adresses pour bien manger

The Three Sisters Bar

Pour déjeuner copieusement en centre ville sans vider votre portefeuille, je vous recommande le fameux Three Sisters Bar. Cet immense pub aux allures de taverne avec ses plafonds en alcôves et ses murs en pierre est un haut lieu de rassemblement lors des matchs, concerts et soirées à thèmes.

On y mange une cuisine de pub classique et l’établissement offre un large choix de bières et spiritueux. Pendant le Fringe, plusieurs stands situés dans la grande cour extérieure proposaient un plus large choix de plats et de boissons pour varier les plaisirs.

Les prix restent corrects malgré la notoriété du lieu et l’ambiance festive et chaleureuse en font un pub singulier très agréable.

 

The Skylark

Pour nous reposer après nos déambulations aux quatre coins d’Edimbourg, nous avons choisi de nous rendre au Skylark, un petit restaurant à la carte simple mais délicieuse (pour vous y rendre, remontez la très jolie rue Marlbourough Street depuis le front de mer). Comptez 6-8£ pour un plat (+ 3£ pour l’accompagnement) servi en portion généreuse ; pour les envies de sucré, le Holy Granola (4£) est un délice !

 


Infos pratiques : Edimbourg

  • Comment y sommes-nous allés ?

Avec Ryanair, vol direct depuis Bordeaux. Le tram vous emmènera directement du terminal au centre ville pour 5,50£ par personne.

  • Où a-t-on dormi ?

The Crioch Guest House, une maison d’hôtes située dans un quartier calme à proximité de Portobello Beach. Parking gratuit dans les rues adjacentes et ligne de bus directe vers le centre ville (ligne 25). Rien à redire si ce n’est évidemment le prix exorbitant de la chambre au mois d’août.

 

  • Comment s’est-on déplacé ?

Le bus est votre ami. Achetez un “Day Ticket” pour 4£/personne directement auprès du chauffeur et vous serez libre d’aller où bon vous semble.

  • Où a-t-on mangé ?

The Three Sisters pour déjeuner ou simplement boire une bonne bière : 139 Cowgate, Edinburgh, EH1 1JS

The Skylark pour bruncher à proximité de Portobello Beach : 241-243 Portobello High Street, EH15 2AW

Eteaket pour se régaler d’un bon gros gâteau et d’une tasse de thé (sourire et amabilité du personnel sont toutefois en option) : 41 Frederick St, Edinburgh EH2 1EP

  • Et pour quelques jours de plus… ?

Edimbourg constitue le point de départ parfait pour un roadtrip dans les Highlands qui offrent des paysages à couper le souffle à ses voyageurs. Rien d’étonnant à ce que ces derniers aient toujours été une source d’inspiration de tant d’oeuvres littéraires ou cinématographiques.