A savoir avant de partir à l’aventure
  • Les feux de croisement (codes) sont obligatoires de jour comme de nuit.
  • La circulation en centre-ville est souvent réservée aux résidents et les zones interdites sont délimitées par des panneaux représentant un cercle rouge sur fond blanc. Ne vous avisez pas de franchir ces panneaux entre 8h00 et 20h00 car une amende de 100€ par panneau franchi vous sera adressée (parfois plusieurs mois après votre séjour !).
  • Évitez de louer une voiture via un loueur “local” aux prix très attractifs. En passant par les grandes enseignes (Hertz, Thrifty, Europcar etc.. à réserver depuis la France pour minimiser les coûts) vous éviterez les récurrentes arnaques subies par les vacanciers qui reçoivent des factures exorbitantes pour des détériorations découvertes après avoir rendu le véhicule et signé les papiers de retour.
  • Je vous recommande fortement l’utilisation d’un GPS pour vous repérer car les panneaux de signalisation sont rares voire quasi-inexistants dans la campagne (amenez le vôtre car la location d’un GPS en supplément est très chère).
  • Enfin : ne vous inquiétez pas. J’étais moi-même très stressée à l’idée de prendre le volant en Sicile après avoir lu beaucoup d’avis de vacanciers effrayés par la conduite locale. Finalement, on prend très vite l’habitude de cette conduite très souple et je n’ai pas assisté au moindre accrochage durant mon séjour.

 

Quelques informations et conseils à expérimenter sur place

Conduire en ville : Les Siciliens ne conduisent pas forcément très vite en ville mais évoluent plutôt dans un grand “bazar organisé”. Qu’importent les feux, les voies de circulation, les priorités, le port du casque ou de la ceinture (qui restent obligatoires !). Si vous oubliez parfois de faire votre angle mort en France, vous allez vite apprendre à regarder de tous les côtés, que vous abordiez un virage ou que vous soyez en ligne droite.

S’insérer dans le trafic : Les routes à plusieurs voies, notamment aux abords des grandes villes, présentent la particularité d’être délimitées par des terres-pleins avec des ouvertures pour laisser les véhicules s’insérer dans le trafic (pas de voie d’insertion, évidemment). A vous de redoubler de vigilance pour savoir anticiper l’arrivée en trombe d’un véhicule et de ne pas hésiter à vous engager franchement lorsque vous devrez vous insérer à votre tour.

Les ronds-points : Ne pensez pas que vous avez la priorité parce que vous êtes dans un rond-point (ou sur n’importe quelle voie en général), c’est tout simplement le plus rapide (ou le plus gros) des deux véhicules qui aura la priorité sur l’autre.

L’autoroute : Conduire sur les voies rapides siciliennes donne parfois l’impression de tourner une scène de Fast&Furious. En effet, il n’est pas rare de voir un car doubler une voiture sur un pont à double sens, faisant fi de la double ligne centrale et obligeant les voitures d’en face à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence et autres joyeusetés.
La vitesse est “officiellement” limitée entre 80 et 100 km/h mais uniquement respectée par les touristes (comme nous), par peur de tomber sur des radars signalés régulièrement mais qu’on ne croise finalement jamais. Deux choix s’offrent à vous  : rester sur la file de droite à 80 km/h au risque de recevoir quelques coups de klaxons et appels de phares agacés ou bien adopter prudemment une conduite plus sportive. Faites cependant attention, nous avons croisé un radar non annoncé au sortir d’un tunnel en travaux (limité à 40km/h) et malgré la pluie de klaxons qui nous suivait, nous sommes bien contents d’avoir évité une amende très salée ! Petite information : il n’y a que deux autoroutes à péages en Sicile, toutes les autres voies rapides sont gratuites, pratique !

Le klaxon : En Sicile le klaxon est roi, mais pas pour les mêmes raisons qu’en France. En effet, si nous sommes habitués aux coups de trompette suivis de la profération de noms d’oiseaux, en Sicile ce dernier sert plutôt à avertir les autres usagers de sa présence, avant de prendre un virage sans visibilité ou de s’insérer entre deux voitures.

Le stationnement : Pas très compliqué en soi, il suffit de se garer sur les emplacements délimités en blanc (gratuits) pour éviter tout problème. On peut également se garer temporairement sur les emplacements délimités en bleu avec un disque de stationnement (déjà présent dans les voitures de location) complété d’une carte de paiement (1€/h) à acheter dans les bureaux de tabac. D’une manière générale, je vous conseille de vous garer à l’extérieur des centres villes pour éviter toute amende ou détérioration de la voiture et évidemment de ne rien laisser d’apparent (GPS/sac/guide touristique/monnaie) dans l’habitacle.
Attention : certains parkings gratuits sont “contrôlés” par des messieurs qui vous indiquerons où vous garer et viendront vous demander quelques pièces pour “garder” votre voiture. Restez courtois même dans le refus et plutôt que de risquer un pneu crevé ou un rétroviseur manquant le lendemain matin, donnez-leur 1 ou 2€ pour la journée/nuit (conseils de plusieurs résidents de Palerme et Trapani).

Les stations service : Il y a 2 façons de faire le plein d’essence en Sicile : en se faisant servir par un pompiste pendant les heures d’ouvertures des stations ou bien en le faisant soi-même en payant à l’avance sur la borne centrale de la station. Attention, les cartes bleues étrangères sont parfois refusées pour des raisons inconnues et, surtout, l’essence est chère (jusqu’à 1,85€ le litre aux abords de l’aéroport).

Pour finir et je le répète : ne vous inquiétez pas. Ces quelques indications peuvent sembler effrayantes au premier abord mais ne craignez pas de vous retrouver en danger à la seconde où vous prendrez le volant. On prend très vite le pli de la conduite alla siciliana et on regrette même sa simplicité une fois rentré en France !